« LE FRANC CFA C’EST NOTRE MONNAIE, SOLIDE, APPRÉCIÉE ET DYNAMIQUE »

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MARTIALGOEH-AKUE
MARTIAL GOEH-AKUE EST LE PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION PROFESSIONELLE DES BANQUES ET ETABLISSEMENTS FINANCIER DU
BURKINA FASO. IL EST LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE ORABANK BURKINA. DANS LES LIGNES QUI SUIVENT, IL ANALYSE LA SITUATION
ÉCONOMIQUE DU BURKINA SANS OCCULTER LA QUESTION SÉCURITAIRE. LES CONDITIONS À RÉUNIR POUR UNE ÉCONOMIE RADIEUSE
AINSI QUE LES SECTEURS PORTEURS DANS LES CINQ PROCHAINES ANNÉES SONT PASSÉS À LA LOUPE DE CET EXPERT DU MONDE DES
FINANCES. LA QUESTION POLÉMIQUE DU FRANC CFA, IL L’ABORDE AUSSI AVEC OPTIMISME.

LE GRAND FASO : En tant que premier responsable d’un établissement bancaire,
comment décrivez-vous la situation économique actuelle du Burkina Faso ?
Martial Goeh-Akue : En tant qu’association, notre mission est de défendre les intérêts
de nos membres mais aussi de promouvoir la production bancaire, c’est-à-dire,
favoriser véritablement le financement de l’économie, faire la promotion de la
bancarisation et promouvoir l’inclusion financière. Vous le savez bien, le Burkina
Faso a l’un des taux les plus appréciables en termes de bancarisation qui est à 2% en
fin 2018. Notre mission aussi est de faire la promotion de la professionnalisation de nos
collaborateurs ce qui passe nécessairement par la formation professionnelle.
Quel est l’impact de la situation sécuritaire sur vos affaires en banque ?
Nos affaires en banque se passent globalement bien. Nous sommes sur
une place qui progresse, le Burkina c’est 6,6% du PIB, un taux d’inflation
qui est maitrisé. C’est une économie qui est résiliente et qui a su traverser les
différentes crises et se positionne aujourd’hui comme la troisième économie
de l’union malgré la situation. Malgré la crise sécuritaire qui est là, il est vrai qu’il y
a des difficultés au niveau social, son impact n’est pas encore mesuré.
Selon vous M. le DG, quelles sont les conditions à réunir pour un avenir économique radieux
pour le pays des « Hommes intègres » ? La première condition c’est d’avoir un
plan et aujourd’hui il y a un plan économique qui est le PNDES (programme national
de développement économique et social : ndlr) qui trace les grandes voies
de ce que sera le Burkina dans quelques années. Ce qu’il faut c’est la confiance
des acteurs, des chefs d’entreprises. Mais les politiques doivent aussi se
mettre ensemble, rêver ensemble pour faire de ce pays un lieu où il fait bon
vivre.
Quels rôles joueront les banques, le secteur privé et les partenaires techniques et
financiers dans cette relance économique ?