ENTREPRENDRE : « NOUS COMPTONS NOUS MULTI-NATIONALISER POUR COUVRIR TOUT LE POTENTIEL… », BRICE KABORE

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que Brice Kaboré a relevé le défi de freiner l’exportation de matières premières à l’état brutes. Plus qu’un acte militant, c’est un chemin que ce juriste de formation,  a tracé pour la jeune génération. En effet, Tropical Food and Beverage (TFB) Company basée à Gaoua, dans le Sud-Ouest du Burkina Faso, transforme des produits agro-alimentaires. Son entreprise transforme les produits locaux dont le sésame, la noix de cajou, l’hibiscus, le gingembre et la citronnelle. TFB Company emploie une trentaine de personnes dont 24 femmes. Ces produits sont écoulés dans 14 villes du Burkina mais aussi au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Bénin. A travers cette interview accordée au magazine LeGrandFaso, le jeune chef d’entreprise nous parle de sa passion, de son ambition de conquérir toute la sous-région… Lisez plutôt.

 

 

 

 

 

 

 

 

LeGrandFaso : Pourquoi avoir choisi d’entreprendre, surtout dans le domaine agro-alimentaire ?

Brice Kaboré : « Entreprendre pour moi est une passion, qui a germé depuis l’enfance et qui par la suite a donné ce que nous voyons actuellement.  L’agroalimentaire est un domaine qui me passionne tout autant et, mieux encore, voyez-vous, le Burkina Faso est un pays producteur de plusieurs matières premières et un grand importateur de produits alimentaires. Du coup on constate qu’il a un besoin, un chainon manquant qui existe ailleurs et pas localement, c’est-à-dire la transformation. J’ai donc voulu contribuer à endiguer l’exportation de matières premières brutes et l’importation de produits transformés dont nous avons la capacité de réaliser sur place, en m’engageant dans l’agro-alimentaire ».

LeGrandFaso : Quels sont vos projets à court, moyen et long terme?

Brice Kaboré : « Dans un court terme nous travaillons à opérationnaliser tous les produits que nous avons dans nos starting-blocks actuellement, à régulariser la disponibilité des produits par rapport à la demande, à couvrir tout notre carnet de commandes, parce que nous avons de bons partenariats. Dans un moyen terme, il faut travailler à augmenter la productivité, cela va aussi avec l’investissement dans notre capital humain, le développement de notre offre et de nos marchés. A long terme, avec la grâce de Dieu nous allons continuer dans le développement de nos activités, nous multi-nationaliser pour couvrir tout le potentiel Ouest africain ».

Retrouvez l’intégralité de cette interview dans le numéro 01 du magazine LeGrandFaso.