« WANG» ADAMA SANA

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PLUS CONNU SOUS LE SOBRIQUET DE « WANG», ADAMA SANA EST UN JEUNE BURKINABÉ CONNU SUR
LA BANDE FM ET LES TÉLÉVISIONS OUAGALAISES, AVANT DE S’INSTALLER À PARIS DEPUIS UNE DIZAINE
D’ANNÉES. NOUS L’AVONS RENCONTRÉ POUR VOUS EN MARGE DE LA « JOURNÉE ARTISTIQUE
ET CULTURELLE DE LA DIASPORA BURKINABÈ », L’ÉVÉNEMENT DONT IL EST LE PROMOTEUR ET QUI
EST À SA 4ÈME ÉDITION.

LE GRAND FASO : Pourquoi le concept de la journée artistique et culturelle de la diaspora Burkinabè?
Adama Sana : Je suis venu en France pour une formation en son et lumière. J’avais pas mal
d’amis ici mais chacun était dans son coin ; je me suis alors dit qu’il fallait un cadre de
rencontre pour nous rassembler. Ce qui m’a le plus motivé, c’est quand je rentrais dans la vie
active, au boulot, j’étais face à la triste réalité que le Burkina n’était pas connu. À un moment,
il fallait qu’on s’impose d’où la création de la journée artistique et culturelle de la diaspora
burkinabè.
Aux jeunes du pays et de la diaspora, qu’as-tu à dire ? Moi je leurs dis toujours, de ne pas abandonner. Ce
n’est pas parce que tu as ouvert la porte de gauche que la porte de droite ne va pas s’ouvrir. Même si
la porte de gauche et la porte de droite se ferment, il y’a la porte d’en face et la porte de derrière.
La porte de derrière, veut dire, reculer pour mieux sauter. Donc nos frères et soeurs qui sont au pays,
le combat doit continuer. Tout le monde n’a pas la chance de réussir c’est vrai, mais à un moment, le
combat n’est plus individuel. Je peux vous dire, nous qui sommes en Europe, aux Etats-Unis, en
Asie et partout dans le monde, c’est ensemble qu’on arrivera à construire le pays.
Votre mot de la fin
Merci au magazine LeGrandFaso, merci de vous être déplacés depuis Ouagadougou, pour
rencontrer la diaspora afin de vous imprégner de nos difficultés, de nos réalités.